Mario D'Eercommuniquez avec moi

Enseignant, auteur, biérologue

San Francisco


Ville mythique des États-Unis, les 7 collines, les Cable Car, le Golden Gates, le Fisherman Wharf, Alcatraz, Haight Ashbury, les hippies de 1968 et sa célèbre Anchor Steam Beer.
Jackson versa alors, dans le vase de mon apprentissage, quelques gouttes de confiance très appréciées.


J'ai découvert ce lieu et cette bière légendaires par accident, alors que j'assistais à un congrès sur la prévention du crime à Portland (Oregon), au mois de novembre 1986.

L'un de mes passe-temps favoris, pendant mes voyages aux frais de la Reine, était de me gargariser des bières que je découvrais dans ces villes étrangères. L'objet de mes contemplations étant habituellement partagé par les voyageurs alors rencontrés, il m'était facile de convaincre plusieurs congressistes de m'accompagner. En groupe, nous pouvions goûter à un plus grand nombre de produits et aussi amortir les frais de taxi.

En revenant d'une petite ballade, les bras pleins de bouteilles de vous savez quoi, je découvris cette merveilleuse bière nommée «Anchor Steam Beer». Elle me subjugua. Je savais que mon vol de retour faisait une halte dans la ville dont le nom était imprimé sur l'étiquette. Je ratai naturellement ma correspondance. Quel bonheur! Une journée hors-temps dans la ville hors-convention.

En provenance de l'aéroport, le chauffeur de la navette m'offrit spontanément un tour de San Francisco, ce qui a permis d'imbiber mes émotions d'images indélébiles. Cette excursion s'est terminée au Fisherman Wharf. Ma soif n'en pouvait plus. Il me fallait faire transiter dans mes profondeurs intimes une Anchor Steam nouvellement soutirée du fût. L'évocation de ce souvenir me fait saliver encore. J'en ai dégusté pas mal, en cette belle journée ensoleillée. Dégustée sans retenue, modérée jusqu'à plus soif, je n'y goûtais plus à la fin...

Quelques semaines plus tard, confortablement installé dans mon fauteuil à la maison, rue Guizot à Montréal, je découvrais le «Pocket Guide to Beer» de Michael Jackson, le pape de la bière (que je découvrais également à ce moment). Il encensait cette bière et lui accordait la plus haute note possible, soit 4 étoiles. Jackson versa alors, dans le vase de mon apprentissage, quelques gouttes de confiance très appréciées.