Mario D'Eercommuniquez avec moi

Enseignant, auteur, biérologue

Duvel, la source pétillante de ma passion


Ah! quelle belle rencontre, celle de cette bière diabolique.
La Duvel adoptée et reconfirmée dans son statut lorsque j'eu la chance, le lendemain de la découvrir à jeun. Elle l'est toujours aujourd'hui, amie fidèle, confidente de mes papilles et complice de ma joie de vivre.
Je m'en souviens encore comme si c'était hier, dans un café de St-Niklass tout près d'Antwerpen dans le Nord de la Belgique. Premier dimanche d'octobre 1983, sur la Grand'Place.Tournée des grands ducs, d'un estaminet à l'autre, à fraterniser avec les amis, habitudes Flamandes que je découvrais.

On ne va pas boire chez les amis; on se rencontre tous dans l'un ou l'autre des pubs de la ville. On voyage d'un groupe à l'autre, deux ou trois bières à la fois. Maes ou Stella animent nos verres. Des jeunes, des moins jeunes, mais beaucoup de familles. Nous terminions la soirée au Panda, dans une atmosphère feutrée, plus tranquille, nous atterrissions avant d'en prendre une avant-dernière chez Simone et Willy, Verbindingstraat pas loin de là.

Combien de 25 cl avais-je éclusé avant le moment fatidique? Pas mal beaucoup... Mais je ne ressentais pas encore l'effet de communication avec les êtres supérieurs. Sortant de rien, Willy me dit; «tu es maintenant prêt pour une Duvel». Si tu le dis Willy...

Déjà au service l'effet était réjouissant. Le petit bol d'arachides qui l'accompagnait sur le plat de service qui lui était réservé était bienvenue. Et le verre mes amis! OUF! Trois gorgées plus tard, les déesses de l'insoutenable légèreté de mon être prenaient en charge mes sentiments. J'ai quand même poursuivi mon exploration de ses saveurs jusqu'aux petites heures. Les dés étaient joués.
La Duvel adoptée et reconfirmée dans son statut lorsque j'eu la chance, le lendemain de la découvrir à jeun. Elle l'est toujours aujourd'hui, amie fidèle, confidente de mes papilles et complice de ma joie de vivre.